31 décembre 2011

Les uniformes du Corps Préfectoral:

LA CASQUETTES DES MEMBRES DU CORPS PREFECTORAL/

Seconde partie: Les casquettes à broderies or 1942-1944.

Nous avons vu dans la première partie, que cette coiffure fût adoptée par décret du 12 octobre 1933.
Le nouveau décret du 11 juin 1942 va apporter une petite révolution dans la tenue de nos hauts fonctionnaires....La broderie de leurs uniformes, qui depuis 1800 est argent, devient...or.
En effet, le nouveau Chef de l'Etat,  le Marechal Pétain, décrete que dès le 13 juin 1942, les préfets et sous-préfets  qui arrivent avant les généraux de division et de brigade, dans l'ordre de préseance, depuis 1907, auront droit au port de broderies or comme les officiers géneraux.

En même temps est adopté un nouvel insigne de casquette, avec en son centre une Francisque Gallique, nouveau symbole du régime enplace.
Dans la première partie, nous avons vu que dès octobre 1941, certains membres du Corps, ont fait modofier (inititive personelle?) le macaron de leur coiffure. En juin 42, c'est l'officialisation de cet insigne.

Casquette de sous-préfet du modele  1942 selon le décret du 11 juin de la même année.
(Coll.J.Cornieux)

Un sous-préfet avec casquette selon l'ordonnance de juin 1942.


1942 àBaugé (49) le préfet régional Roussillon en blanc et le prefet délégué Sassier en visite, portent tout les tous les 2 la nouvelle casquette.
(Coll.J.Cornieux)

La broderie du bandeau de la coiffure est circulaire, toujours composée de feuilles de chêne et d 'olivier. L'insigne cette fois, adopte la forme d'un V, compsé de deux rameaux de 7 feuilles de chêne, au centre duquel apparaît la Francisque Gallique.
Les 7 feuilles de chêne font bien sur référence aux 7 étoiles du Maréchal.

Les boutons de jugulaire portent le plus souvent un faisceau au centre d'une couronne de feuillage, parfois on y trouve la Francisque.(Idem pour les boutons de l'uniforme)



On rencontre un peu plus tard, vers fin 43, début 1944, un autre type d 'insigne.

Casquette de sous-préfet avec macaron du 2ème type.

Le Préfet VASSEROT

En apparté, voici une casquette bien curieuse...elle est l'interprétation d'une époque de transition.
Le décret du 11 juin 1942 attribue la couleur or aux broderies de la nouvelle tenue, ici le fabricant à mis en application cette nouvelle directive mais en conservant le modele de broderies (argent)adoptée en 1933! Le macaron lui est du second type.
De ce fait, cette casquette est un modele "hybride" entre l'ancien et le nouveau modèle.

Bien curieuse interprétation de texte de juin 42....l'ancien modèle adopté en 1933, mais broderies d'or!
(Coll.J.Cornieux)

Le grade de prefet de région institué en avril 1941, donne une particularité à la coiffure, à l'adoption de la nouvelle tenue; En effet, cette dernière  s'orne sur sa visière d'une guirlande de feuilles de chêne. Le nombre de rangs de broderie reste de deux.

Casquette de préfet regional, macaron du second type;
(Coll.R.Levy)

Casquette de prefet regional, macaron du 1er type.

10 octobre 2011

les uniformes du Corps préfectoral:

L'HABIT BRODÉ DE PRÉFET DE GRANDE TENUE MODÈLE 1852/73

A la chute de II Empire, l'habit de grande tenue sera rétablit par décret du 10 avril 1873.
Comme déjà vu dans un précédent article, l'habit est très proche du modèle prescrit par le règlement décrété le 1er mars 1852.
En 1873, le nouvel habit perd les broderies de ses bords courants.


Habit brodé de grande tenue de préfet défini par le décret du 10 avril 1873;
(Coll.J.Cornieux)

Planche descriptive du nouvel habit brodée modèle 1873
(Coll.J.Cornieux)
Cependant,  les grande maisons parisiennes spécialisées dans la fabrication de ces somptueux uniformes, proposent un modèle d'habit reprenant exactement celui porté sous le II Empire, seuls les boutons seront du nouveau modèle.
Le décret de 1873, précise que désormais les préfets arborerons deux rangs de broderies sur le col et les parement de bas de manches.
Ces détails n'existaient pas sur les habits de préfets du II Empire, les fabricants modifient donc l'uniforme pour qu'il réponde au cahier des charges de 1873, c'est ainsi que l'on trouve un habit "hybride" entre le modèle 1852 et le modèle 1873.

Habit de préfet modèle 1852/73
(Coll.J.Cornieux)

Détails de la richesse de cet habit, on observe ici bien les broderies des bords de basques et desbords inferieurs.

Cet habit reprend en grande partie les détails des uniformes portés par les préfets sous le II Empire.
Il garde les broderies des bords courants inférieurs et le long des basques. ces broderies disparaissent sur le nouveau modèle 1873.
La broderie de poitrine est formée de bouquets de feuilles de chêne et d'olivier biens distincts alors que sur le modèle 1873, elle est sur le même alignement, du coté extérieur.
Le col est bas et très fuyant. Bien sur il présente, comme les bas de manches deux rangs de broderies depuis 1873.

Détails des bords inférieurs brodés d'une guirlande de feuillages.

Détails des broderies des basques aux bords brodés d'une même guirlande.

L'habit du modèle 1873 n'a réglementairement plus ces bords inférieurs et ses bords de basques brodés.
Détails de la broderie du dos de l'habit mod.1873, on remarque l'absence réglementaire des guirlandes de broderies le long des basques.
(Coll.J.Cornieux)

Quelle est l'origine de ces habits non réglementaires?

Peut être des pièces brodées en stock et datant du II Empire, et qui sont proposées aux préfets de la toute nouvelle République. En effet, les parties brodées, sont faites aux détails et envoyées ensuite aux maîtres brodeurs/tailleurs qui montent sur mesure l'habit....c'est l'hypothèse la plus favorable, ce faisant, les fabricants peuvent ensuite présenter cet uniforme comme un modèle plus luxueux.

Est ce une coqueterie de luxe proposée par les fabricants après 1873? Peut probable...le cahier des charges est très strict et très spécifique.Des planches dessinnées d'uniformes sont d'ailleurs distribuées aux fabricants qui doivent être habilités par le Ministère de l'Interieur.
En tout cas, cet habit aux basques et bords brodés n'est pas spécifique à une fonction particulière.(comme par exemple pour indiquer la fonction de prefet de police).

Ce modèle est bien peu arboré et l'iconographie d'époque nous montre  le plus souvent le bon modèle décrit en 1873.

Il faut indiquer, que,  une fois l'écharpe en place au tour de la taille, il est bien difficile de distinguer ces bords brodés, s'ils existent sur les photos d'époque. Par contre la broderie de poitrine typique (bouquets séparés) est elle bien visible et indisociable des autres détails.

Ici le préfet Leroux, il porte ce qui semble être l'habit du modèle 1852/73, le col fuyant et la broderie de poitrine à bouquets de feuillages séparés tendent à le prouver, malheureusement le port de la ceinture-écharpe masque le bas de l'habit....
(Coll.J.Cornieux)

L'uniforme en situation....
(Reconstitution J.Cornieux)

04 septembre 2011

les uniformes du Corps préfectoral:

LA CAPE:

Cette pièce d'uniforme est sans conteste celle la moins connue de la tenue des membres du Corps Préfectoral.

Signe d'élégance par exellence, ce vêtement toujours réglementaire reste peu porté de nos jours, car très couteux. La date à laquelle la cape commence à être portée n'est pas connue, mais bien que n'ayant aucun texte règlementaire avant les années 50, elle fût néamoins un accessoire d'uniforme utilisé depuis bien longtemps comme le prouve l'iconographie d'époque.

Voici trois pièces ayant appartenues à des membres du Corps Préfectoral, elles ne sont surement pas les seules et d'autres modèles différents,  fantaisie ou non, ont surement été portés.

Un sous-préfet vers 1910;
par dessus son dolman, il porte une cape à brandebourgs, qui lui donne une fière allure.

Un sous-préfet à la même époque. Il porte ici la tunique brodée modèle adopté en 1873.
La cape rajoute à sa prestance.
(Coll.J.Cornieux)
On distingue bien ici l'unique brandebourg qui ferme la cape.

Ce premier modèle ferme au niveau du col par un crochet en métal et sur la poitrine par un brandebourg en poil de chèvre et un bouton dit "olive"
Son col large et très pointu est en velours noir. Actuellement, le col de la cape réglementaire est toujours en velours noir ou bleu très foncé.

détails du brandebourg et de son bouton olive.


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Le Préfet de la Vienne le 11 novembre 1920.
Il porte ce jour une cape dite à "rotonde".

Le même jour...

Ce modèle particulier de cape est dit à "rotonde",il est en lourd drap noir. La rotonde est une pièce de drap qui se porte en plus sur les épaules. Cet accessoire peut s'enlever à volonté et est maintenu sur la cape par un système d'agrafes.
Elle possède un col de velours noir.

Le préfet porte comme sur les photogarphie d'époque, la tunique 1873 avec broderies correspondantes à son grade et le bicorne à plume blanche adopté depuis 1907.
(Coll.J.Cornieux)

Gros plan sur la cape.

Le modèle présenté comporte en plus, un système d'attache composé de deux boucles et d'une chaînette en métal argenté. Deux muffles de lion reprennent le motif du ceinturon modèle 1873.

Détails de la boucle d'attache de la cape.

vue sur la boucle de ceinturon adopté en 1873.
(Coll.J.Cornieux)

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Depuis les années 50, la cape est un vêtement bien réglementaire, mais assez peu porté,
 au profit du manteau.
Elle possède toujours un col de velours, mais son système de boucles à plateaux de fermeture, reprend  le motif du bouton de l'uniforme, à savoir une couronne de feuillages d'olivier et de chêne.

Préfet en grande tenue vers 1950, il porte fierement la cape. Cet uniforme est celui de L.VOCHEL, entré en résistance dès 1942, son implication lui vaudra entre autres, la Croix de Guerre 39/45 avec 3 citations, la Médaille de la Résistance, la Médaille des Services Volontaires de la France Libre, la Croix des Engagés Volontaires de la Résistance....
(Coll.J.Cornieux)


Un préfet de nos jours...

Détails de la boucle d'attache à plateaux.

27 août 2011

UN UNIFORME...UN HOMME...UN DESTIN

Le Préfet Alexandre Angeli: du héros de 14/18 au condamné à mort de 1944.

Angeli n'inscrira pas son nom dans les pages de la glorieuse histoire du Corps Préfectoral, il sera de ceux, minoritaires dans ce Corps, qui durant la période de l'Etat Français, seront des agents les plus zélés avec l'occupant et du gouvernement en place...

Alexandre Benoit Joseph ANGELI est né en Haute-Corse à Piédicroce le 21 mars 1883 où son père est receveur des Postes. Il se marie à Montpellier en 1922, de cette union naîtra deux filles.

 Avocat stagiaire à la cour d'appel de Paris en 1907, il effectuera son service militaire de 1904 à 1905.Docteur en droit, Alexandre Angeli fut dès 1909 chef de adjoint du cabinet du préfet de l'Hérault. Le 15 juillet 1914, il devint sous-préfet de Boussac dans la Creuse, sous-préfecture supprimée en 1926. Le 22 mai 1917, secrétaire général de la Dordogne puis le 4 mars 1920, attaché au cabinet du sous-secrétaire d'Etat à l'Intérieur.

Lors de la Grande Guerre il sera mobilisé du 15 février 1915 au 15 novembre 1916 (réformé temporaire), courageux combattant au sein d'un régiment d'infanterie, il se distinguera particulièrement et obtiendra la Croix de Guerre 14-18 avec citation.


Apès différents postes de Sous-préfet et un passage au Ministère de l'Intérieur, il devient Préfet des Basses-Alpes en 1931.

Carte de visite et décorations ayant appartenues au Préfet A.Angeli alors Préfet de l'Yonne.
(Coll.J.Cornieux)

Préfet de l'Yonne, il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur le 10 août 1932.

 La 2ème Guerre Mondiale le trouva préfet du Finistère d'où les Allemands demandèrent son départ. C'est Laval qui le fit nommer préfet régional de Lyon.
Lyon, Le Préfet Angéli  entre le Cardinal Gerlier et un Général, lors d'une cérémonie.
(Coll.J.Cornieux)
Le même jour...
(Coll.J.Cornieux)

 Video : le Maréchal Pétain a Lyon reçu par le Préfet Angeli

« Son aspect froid, désagréable, éloignait la sympathie. Il gardait toujours la mine sévère d'un inquisiteur. Il sera détesté des résistants en même temps que des Allemands qui le chasseront » (AMORETTI Henri, Lyon capitale 1940-1944, Lyon, France-Empire, 1964, p 293). Les Allemands se lassèrent d'Angeli et firent pression pour qu'il fût relevé de ses fonctions. C'est pour lui le début de sa déchéance. Déjà en novembre 1942, le haut commandement allemand proteste conte son attitude lors de l'invasion de la zone sud. Le 7 janvier 1944, Angeli figure sur un état signé Otto Abetz, de personnalités dont l'arrestation est envisagéee; Alger apprenait qu'« Angeli, préfet régional de Lyon occupe toujours son poste, mais il a l'oreille fendue. Sa disgrâce serait le résultat d'une plainte allemande. Son successeur, d'après mouvement préfectoral non encore mis à jour, serait le préfet de la Loire-Inférieure nommé Bonnefoy » (AN F1a 3891, BCRA, 30/01/1944, de Vichy). Le BCRA(services secrets de la Résistance) était effectivement bien renseigné : le JO de l'Etat français publiait le 24 janvier 1944 la nomination de Bonnefoy au poste de préfet régional de Lyon, en remplacement d'Angeli, placé dans la position prévue par la loi du 17 juillet 1940 (le 17 juillet 1940 avait été promulguée une loi, appelée à un large avenir jusqu'à la fin du régime, qui autorisait le gouvernement à relever de ses fonctions, « nonobstant toute disposition législative et réglementaire contraire, par décret pris sur le seul rapport du ministre compétent et sans autres formalités », tous les agents publics).Il sera mis en retraite.
 La Libération se profile et le zèle dont il fait preuve pour le gouvernement de Vichy et son admiration sans limite pour le Maréchal et P.Laval vont lui coûter.

le 6 août 1943, le Préfet régional Angeli à Lyon remet le fanion a la police urbaine, remarquez qu'il est titulaire de l'Ordre de la Francisque.
(Photo INA)

Reconstitution d'illustration d'après la photo d'époque ci-dessus (Collection J.Cornieux)

Ses actions controversées et sa position durant l'occupation- la chasse aux Resistants, aux réfractaires du STO mais surtout l'affaire des 84 enfants juifs internés à Venissieux en août 1942-vont aussi "intéresser" les autorités du Comité  de Libération (C.D.L), un procès des plus retentissant va déchainer les foules.

La Liberté du 30 novembre 1944: "l'ex-préfet régional Angeli s'explique sur son attitude envers la Résistance et à l'égard des Allemands"

Après des audiences houleuses, la cour de justice de Lyon le condamne à mort, à l'indignité nationale et à la déchéance de la Légion d'Honneur le 2 décembre 1944 et l'incarcère. Son avocat lui évite de peu d'être fusillé sans ménagement par des FFI qui le sorte de sa cellule et le moleste sèverement.

Angeli lors de son procès.

 Une révision de son procès aura lieu le 6 mai 1946 par la cour de justice de Paris, les jurés condamnent  finalement l'ex-préfet à 4 ans de prison avec déchéance de ses droits civiques et 12000 francs d'amende, tout ça dans un tollé général, les résistants sont écoeurés et indignés mais les tensions et les haines de la Libération s'étant quelque peu atténuées, cela explique cette "clémence" soudaine de la part de la justice.

 Il mourra à Marseille le 12 avril 1962.

L'UNIFORME:

La tunique présentée ici, est comme l'indique son étiquette intérieure, confectionée le 11 juin 1931 par la célèbre maison Lussan (13 rue Monsigny à Paris) pour le Préfet Angéli  fraîchement nommé préfet des Basses-Alpes.
Tunique portée par A.Angéli en 1931 à 1937.
(Coll.J.Cornieux)

Etiquette nominative intérieure.

Ici le Préfét Georges BEGUE (ancien Sous-préfet de Montluçon) porte en juillet 1927, une tunique quasi similaire que celle présentée.
(Coll.J.Cornieux)

C'est un tout nouveau modele, déjà adopté par certains membres du Corps Préfectoral dès la fin des années 20. Cette tunique est copiée sur le modele 1922 de l'armée.

En drap fin noir, elle comporte un seul rang de neuf boutons du modèle propre au Corps depuis 1873, avec le faisceau de licteur républicain au centre d'une couronne de feuillage. Deux boutons de petits modules figurent aux bas des manches, à l'arriere des faux parements.

Ses insignes de col sont découpés à leurs extrémités, en accolade et ornementés de motifs de broderies de feuilles de chêne et olivier, bordées d'une baguette à "dent de loup" sur un col droit.

Détails du col. Les pattes de col adoptent pour la première fois ce type de modèle, copiées sur celles portées par les généraux dès 1922.

Elle possède 4 poches à rabats, sans soufflets et un plis d'aisance sur le dos.

Les insignes de Chevalier de la Légion d'Honneur obtenus en 1932 et la Croix de Guerre 14/18 figurent à leurs places. Ces décorations sont celles portées par le Préfet Angeli et montées d'origine.
 C'est d'ailleurs les deux seules décorations qu'il portera sur ses uniformes (pendantes ou en barrettes), ormis celle de l'Ordre de la Francisque durant la période de l'Etat Français.Ceci prouve son attachement à son statut "d'ancien de 14" et à la personne du Maréchal, le vainqueur de Verdun (et sous entendu pour lui, le seul capable de relever la France durant ces sombres années)
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Sources Bibliographiques:

- Dictionnaire biographique des Préfets. Paris. Archives Nationales.1994
- Histoire des Préfets. Pierre-Henry. Nouvelles Editions Latines.1950
- Historama N°235-Juin 1971 "Les deux procès du préfet Angeli".
- Histoire de la Milice et des forces du maintien de l'ordre en Haute-Savoie 1940-1945.Michel Germain.1997
- Archive personnelles de l'auteur.

20 juin 2011

LA TENUE D'ACADÉMICIEN D'ANDRE LIESSE:
 (Le Blanc, 6 juillet 1854 - Paris, 2 avril 1944 )


L'acquisition récente d'un uniforme d'académicien, va être l'occasion de vous présenter ce très bel ensemble brodé.

L'uniforme d'académicien d'André LIESSE.(Coll.J.Cornieux)

André LIESSE est né au Blanc, dans l'Indre en 1854, il fait ses études au lycée de cette même ville, puis part au college de Châteauroux.
Elève de Jean Courcelle-Seneuil (professeur d'économie politique , lui même académicien élu en 1882)qu'il suppléé dès 1879 à l'Ecole d'Architecture de Paris. En 1895, il succède à M. de Foville, comme prefesseur d'économie industrielle au Conservatoire des Arts et Métiers; Professeur à l'Ecole des Sciences Politique de Paris.
Il est élu le 17 février 1912, à l'Académie Française, section Sciences Morales et Politiques. Il prends le fauteuil n° 3, laissé vacant à la mort d'Emile Levasseur.
Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence, dans le monde de l'économie politique.
Il sera membre de l'Institut international de statistique, membre du Conseil Supérieur de la Statistique et membre de la Commission technique de la propriété indusrielle(brevets d'invention et marques de fabrique).
Membre du jury de l'Exposition Universelle de 1900.

Il s'éteindra à Paris le 2 avril 1944, dans sa 90ème année.

L'habit vu de dos.

Détails de la broderie du dos.


Etiquette du tailleur (Laffont à Paris), la date y figure en bonne place: 6 mars 1912.


Le bicorne (Coll.J.Cornieux)


André Liesse dans son habit d'académicien en 1912.
(Coll.J.Cornieux)


Les décorations d'André LIESSE:

Chevalier de la Légion d'Honneur : Décembre 1900
Officier de la Légion d'Honneur: Août 1909
Commandeur de la Légion d'Honneur: Janvier 1935
Officier de l'Instruction Publique